Black Sheep

Publié le par les tontons chroniqueurs

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Date de sortie cinéma : 18 mars 2008

Réalisé par : Jonathan King

Avec : Nathan Meister, Peter Feeney, Tammy Davis, ...

Néo-Zélandais, 1h27

 

Henry, citadin phobique des moutons, décide de suivre les conseils de sa thérapeute en retournant à la ferme familiale pour vendre ses parts à son frère aîné, sans se douter des expériences génétiques qui y sont menées sur les moutons.
Au même moment, des activistes écologiques, au courant de ces pratiques, libèrent un agneau mutant du laboratoire secret. Le fléau va très vite se répandre et transformer tous les moutons en prédateurs très très méchants.

 

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Des moutons transgéniques néo-zélandais parcourant les vertes vallées du pays de Peter Jackson à la recherche de viande fraîche. Y a pas à dire, on part sur de bonnes bases, surtout quand le film se veut être un héritier des premiers films du réalisateur cité auparavant. Auteur de "Bad Taste" et "Brainded", Jackson avait secoué le monde du cinéma d'horreur par ses films délirants et ultra-gores. Jonathan King, dont c'est le premier film ici, semble donc succéder à celui qui est parti récolter des oscars du côté d'Hollywood. "Black Sheep" est une fable écolo gore et décalée qui part d'un postulat de départ totalement débile. Outre les moutons mangeurs d'hommes, on notera aussi l'ovinophobie du héros, la diversité amusante dans le caractère des personnages (qui ne sont pas plus d'une dizaine au final), la transformation d'êtres humains en moutons géants, sortes de moutons-garous, ... Ainsi, "Black Sheep" multiplie les trouvailles les plus insensées les unes que les autres, le tout, dans un flot de tripes et de répliques qui font mouches.

 

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Le réalisateur a soigné son film et celà se sent. Posé, presque tranquille, le film use beaucoup du paradoxe entre le calme de la campagne et la violence subite de ses principaux occupants. On constate aussi beaucoup de références aux codes du cinéma d'épouvante (la généticienne perdue dans la forêt, les moutons-garous, la tronçonneuse, le laboratoire terrifiant, ...), une volonté d'outrepasser son statut de film de série B en apportant un message écolo et un soin tout particulier aux effets spéciaux (la transformation des humains en moutons géants n'a rien à envier aux meilleurs films de loups-garous). Le casting, constitué en majeur partie d'inconnus, tient haut la barre, de par se diversité et son second degré : un héros qui a peur des moutons, une écolo en plein trip bouddhiste, un fermier du terroir, une grand-mère dur sur le mouton, une savante folle excentrique et un méchant autiste qui se soucie plus des moutons que des humains. Peu de personnages au final, un lieu d'action assez réduit mais une mise en scène terriblement efficace qui transforme le tout en cocktail diablement explosif.

 

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"Black Sheep" ne serait pas un bon avatar de "Braindead" si le quota de litres de sang n'était pas respecté. Certes, on n'atteint pas les hecto-litres du film de Peter Jackson, mais il faut avouer que les moutons ne font pas vraiment dans la dentelle. Sur ce point, on retiendra surtout la carnage subit par les invités à une conférence en plein air où la tripaille vole dans tout les sens. Ainsi, ce film néo-zélandais aussi comique que gore et aussi transgressif qu'improbable se révèle être une grosse surprise. Court mais parfaitement calibré pour les amateurs de ciné gore ou pour une soirée entre potes, "Black Sheep" s'impose d'ores et déjà comme la petite bombe DVD que tout amateur de films de genre possèdera.

 

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8/10

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Publié dans Cinéma

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