Le Moine

Publié le par les tontons chroniqueurs

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Date de sortie cinéma : 13 juillet 2011

Réalisé par : Dominik Moll

Avec : Vincent Cassel, Déborah François, Joséphine Japy, ...

Français, espagnol ; 1h41

 

Adaptation du célèbre roman gothique de Matthew G. Lewis, publié en 1796, « Le Moine » raconte le destin tragique de Frère Ambrosio dans l’Espagne catholique du XVIIe siècle.
Abandonné à la naissance aux portes du couvent des Capucins, Ambrosio est élevé par les frères. Devenu un prédicateur admiré pour sa ferveur et redouté pour son intransigeance, il se croit à l’abri de toute tentation. L’arrivée d’un mystérieux novice va ébranler ses certitudes et le mener sur le chemin du péché.

 

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Adepte des films bizarres ("Harry, un ami qui vous veut du bien", "Lemming"), Dominik Moll s'attaque à un gros morceau avec l'adaptation du classique gothique "Le Moine" en cet été 2011. Pour camper le rôle du moine en question, Moll a choisi Vincent Cassel, une des étoiles du cinéma français des années 2000. Le résultat, déroutant, a de quoi laisser pantois. En premier lieu, la mise en scène, très inégale, enchaîne les séquences noires de toute beauté et des passages faisant plus penser à "Des Hommes et des Dieux" qu'à un véritable film fantastique sur l'existence et la puissance du Mal. Pour une adaptation d'1h40 d'un roman extrêmement populaire, inutile de dire que le réalisateur aurait pu nous éviter de longs passages dépourvus de toute tension. Si le suspense est parfois présent, il retombe vite comme un mauvais soufflet. D'autant plus que l'histoire en elle-même est on ne peut plus sordide et la fin reste d'une violence psychologique étonnante.

 

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Outre une mise en scène en dents de scie, Cassel, dans son rôle de moine, ne signe sans doute pas la meilleure performance de sa carrière, ni de l'année d'ailleurs (remember "Black Swan"). Si dans la deuxième partie du film, l'acteur intériorise à merveille la folie qui règne autour de lui et dans sa tête, la première partie ne rend pas vraiment hommage au personnage qui se cantonne au rôle de super-prédicateur extrêmiste. Tout ces éléments n'enlèvent cependant rien à la puissance de l'histoire et au jusqu'au boutisme de l'oeuvre. "Le Moine" est donc un film plein de défauts qui a cependant le mérité d'offir une oeuvre originale d'une histoire d'un noir d'encre. Si al première partie du film sonne creuse, la seconde moitié, hanté par un Cassel possédé par le démon, mérite tout les regards.

 

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6/10

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Publié dans Cinéma

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