La Princesse et la Grenouille

Publié le par les tontons chroniqueurs

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Date de sortie cinéma : 27 janvier 2010
Réalisé par : Ron Clements et John Musker
Avec : China Moses, Anika Noni Rose, Liane Foly
Titre original : The Princess and the Frog
Américain, 1h37

Tiana travaille très dur comme serveuse pour amasser assez d'argent pour pouvoir un jour ouvrir son propre restaurant. Lors d'un bal masqué, organisé par le père de son amie Charlotte, elle enfile une robe magnifique ainsi qu'un diadème et prie l'étoile du berger pour que son rêve se réalise. Une grenouille se présente alors à elle, prétendant être un prince ayant été victime d'un mauvais sort, et lui réclame un baiser. D'abord effrayée, Tiana finit par accepter d'embrasser le batracien, mais la transformation ne se déroule pas comme prévu. Au lieu de voir apparaître un prince séduisant sous ses yeux, Tiana est face à son propre reflet; une grenouille aux yeux globuleux et couverte de mucus. Les deux amphibiens s'engageront alors dans une grande aventure pour retrouver la sorcière Mama Odie capable de leur rendre leur forme humaine.

 

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C'est la marque de fabrique de Disney depuis "Blanche Neige" : le dessin à la main. Et inutile de dire que, s'il est vrai que les studios Disney nous ont gratifié, dans les années 2000 (on se souviendra de "Atlantide" ou encore "Frère des ours"), de dessins animés à l'ancienne, ils n'étaient pas tous, loin de là même, propice à nous apporter une vague de nostalgie au bon souvenir des films Disney d'antan ("Blanche Neige" mais aussi "Dumbo", "Pinocchio", "Les Aristochats", ...) ou même, des perles du studio sorties à la fin des années 80 ou au début des années 90 (on se souviendra des deux monuments que sont "Aladdin" et "Le Roi Lion"). Donc, c'est avec un certaine attente que l'on voyait arriver cette Princesse et sa Grenouille, véritable promesse, selon les studios du rêve, de revivre l'excitation et l'émerveillement des premiers instants. D'où la réalisation du film confiée au duo Ron Clements/John Musker, auteurs de quelques unes des plus grandes réussites du studio telles que "Aladdin" ou "La Petite Sirène". Alors qu'en est-il de cette nouvelle production Disney? La magie est là, dès les premiers instants, la recette triangulaire (héros à faire rêver-seconds couteaux à faire rire-méchant à faire cauchemarder) est totalement respectée et la plongée dans l'univers de la la Nouvelle-Orléans teintée de jazz et de marécages est totale.

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Reprenant, comme souvent, à son compte, un célèbre conte de la littérature enfantine et l'adaptant à la sauce Disney, "La Princesse et la Grenouille", avec ses princesses justement mais aussi ses animaux qui parlent, son sorcier maléfique et ses chansons à foisons ne se démarque pas réellement par son originalité. Les influences sont multiples, celà se sent du début à la fin, et on peut sans aucun doute mettre le doigt sur le plus gros défaut du film : ses références constantes à ce que Disney faisait avant. On se retrouve au final devant un film qui vit principalement sur le dos de ses modèles et qui ne doit sa survie qu'au talent de ses créateurs. Car ce n'est pas un secret, la recette Disney marche, encore et encore et sir les références sont frappantes, le film ne se complaît pas dans une nostalgie à deux sous. Les histoires d'amour improbables font toujours rêver et il faut avouer que celle présentée ici n'est pas dénuée d'intérêt. Quand au méchant du film, il se place incontestablement parmi ce que les studios Disney ont fait de mieux. Effrayant, innovant et accompagné de forces fantômatiques proprement cauchemardesques, le sorcier vaudou n'attend pas longtemps avant de nous marquer la rétine et l'esprit. Les seconds rôles sont amusants même s'ils manquent parfois de folie (on retiendra surtout Louis, le croco jazzy). Les créateurs du film ont surtout réussi leur pari dans la représentation de l'univers dans lequel évolue leurs personnages.

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Des rythmes cajun joués par une bande de lucioles aux percussions des esprits invoqués par le maître des ombres en passant par le blues chantée par la sorcière vaudou, "La Princesse et la Grenouille" est une formidable représentation de la richesse et de la diversité culturelle du sud-est des Etats-Unis. Ici, plus que dans n'importe quel autre dessin-animé Disney, le soin est apporté aux détails, au dessin (tout simplement enchanteur) et à la reproduction d'un univers bien réel. On assiste à un véritable hommage à une région propice aux contes et à la magie. Au final, le film de Clements et Musker a rempli son contrat. Au milieu des films de Pixar (qui, bien que rattachée à Disney, n'est pas trop dans l'esprit de ce qu'a créé Walt Disney à son époque) ou Dreamworks, "La Princesse et la Grenouille" est une sacrée bouffée d'air frais qui frappera les nostalgiques et apportera du bonheur emballé dans un joli paquet rose aux générations actuelles. Pour les aficionados de "La Petite Sirène" et les amoureux  du caractère imaginaire au cinéma, ce film sera une véritable surprise. Pour les autres, c'est du tout bon quand même.

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7/10
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Publié dans Cinéma

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