George A. Romero et le film de zombies (2)
Suite et fin de notre dossier sur le culte du zombard made in Romero avec ses trois derniers films (en date) traitant du sujet.
Le Jour des morts-vivants (1986)
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Troisième film de la série et assurèment LE chef d'oeuvre du réalisateur. Plus trash et plus virulent que les deux précédents (qui tapaient déjà bien fort), "Le Jour des morts-vivants" met en scène des scientifiques et des soldats enfermés dans un bunker après que la Terre eut été ravagé par les zombies. La première catégorie tente des expériences sur les morts et les retiennent prisonnier alors que la seconde préférerait voir tout ce petit monde réduit en charpie. Bien que les militaires soient caractérisés par une violence hors-norme et que l'héroïne soit une scientifique, le cinéaste américain n'opte pour aucun des deux camps. Le contexte de la guerre froide y est sans doute pour beaucoup avec la menace nucléaire planant au-dessus du monde. La dernière demi-heure du film est une formidable boucherie où les âmes les plus sensibles devront particulièrement s'abstenir (Tom Savini recevra un saturn award pour ses effets spéciaux magnifiquement dégeus). Apocalyptique, ultra-choquant et extrêmement subversif, "Le Jour des morts-vivants" se classe sans problême parmi les chef d'oeuvres de l'horreur et est peut être à ce jour le meilleur film de zombies jamais tourné.
Land of the Dead (2005)
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19 ans après son dernier film de morts-vivants, peu de monde s'attendait à voir ressurgir le papy du zombie. Romero est toujours là, plus en forme que jamais. Perdant un peu du charme des précédents films, "Land of the Dead" n'en reste pas moins une oeuvre majeur du genre. Cette fois, les humains sont réunis en communauté dans une forteresse. Dans cette cité décadente, les pires vices de la société d'autrefois ont fait leur retour. A l'inverse, les zombies deviennent plus sensibles, plus intelligents et subissent en quelque sorte les violences perpétrées par les hommes. Le seul espoir est donné à un groupe d'humains qui se rassemblent pour lutter contre l'apocalypse. Toujours aussi engagé, "Land of the Dead" met notamment en scène Dennis Hopper dans le rôle du gourou régissant la cité humaine. Cumulant les défauts de sa race, il est une représentation de la déchéance de la société d'autrefois dans un futur qui n'aura finalement pas réussi à changer les tréfonds de l'âme humaine. Plus blockbesteurisant mais toujours aussi indispensable.
Chronique des morts-vivants (2008)
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Le boiteux de la série. Pas véritablement mauvais mais pas réussi non plus. La faute, à coup sûr, à une mise en scène façon caméra subjective qui ne convient finalement pas au cinéma de Romero. Ce dernier a voulu donner un aspect reportage à son film pour frapper encore plus le spectateur dans sa volonté de décrire une société qui part dans le mauvais sens à travers ses invasions de zombies. mais la critique est à peine visible et le maître de l'horreur ne s'en sort pas avec sa nouvelle mise en scène. Reste le gore, les petites trouvailles visuelles et le nouveau tournant donné à la saga. En attendant un nouvel opus, plus dans la veine de ce que George Romero sait faire.