L'Apprenti Sorcier

Publié le par les tontons chroniqueurs

 

Date de sortie cinéma : 11 août 2010

Réalisé par : Jon Turteltaub

Avec : Nicolas Cage, Jay Baruchel, Teresa Palmer, ...

Américain, 1h45

 

Balthazar Blake est un grand sorcier vivant de nos jours à Manhattan. Il tente de défendre la ville contre son ennemi juré, Maxim Horvath. Balthazar ne pouvant y arriver seul, il engage alors - un peu malgré lui - Dave Stutler, un garçon apparemment ordinaire qui a pourtant un vrai potentiel, pour devenir son apprenti. Le sorcier donne à son apprenti réticent un cours express sur l’art et la science de la magie, et ensemble, ces deux associés improbables vont tenter de stopper les forces des ténèbres. Il faudra à Dave tout son courage, et même davantage, pour survivre à sa formation, sauver la ville et embrasser la fille qu’il aime…

 

 

En cette aube d'une nouvelle décennie, il est indéniable que les productions Disney et Bruckheimer auront dominé de tout leurs dollars le blockbuster américain des années 2000 en alternant le bon (la saga "Pirates des Caraïbes") et le beaucoup moins bon (les "Benjamin Gates", une sorte d'Indiana Jones sous Prozac avec un Cage paniqué de jouer dans un truc pareil). Ces derniers films nous intéressent tout particulièrement puisque pour "L'Apprenti Sorcier", remake très libre du classique Disney (Mickey ensorcelant des balais et perdant le contrôle de la situation, ça vous dis quelque chose?), il s'agit de la même équipe, Turteltaub revenant à la réalisation (merde) et Nicolas Cage, en grande forme cette année, endossant à nouveau le rôle principal. Alors, qu'en est-il au final de ce nouveau summer movie bourré de pognon? Bah c'est toujours aussi con mais avec une certaine amélioration cependant, et pour ce qui est du plaisir, les effets spéciaux sont là pour assurer le spectacle.

 

 

 

Beaucoup plus fun que ceux d'Harry Potter, les sorciers présentés ici s'abreuvent de référence légendaire et usent de sorts plus étonnants les uns que les autres. Aigle de fer, miroir magique, boules de plasma, apparitions de loups et de dragons et même un gros clin d'oeil au pauvre Mickey et ses balais récalcitrants, "L'Apprenti Sorcier" a ça pour lui : il en fout plein la vue. Pas une once d'ennui dans un scénario pourtant ultra-simpliste. De plus, pas de réelles fausses notes au casting, Cage ayant beaucoup plus de classe que dans "Benjamin Gates", Alfred Molina rentrant toujours parfaitement dans des rôles de méchants hollywoodiens avec son physique mi-classe mi-ingrat et Jay Baruchel qui incarne un héros un tant soit peu original, un looser fana de physique et très maladroit. L'histoire est juste assez intéressante pour ne pas représenter un défaut majeur et les nombreuses trouvailles visuelles enchanteront tout le monde.

 

 

Oui mais voilà, l'homme aux commandes de tout ce réjouissant bordel magique est loin d'être l'un des plus grands metteurs en scène hollywoodien. Bien au contraire... Humour parfois limite (à part une savoureuse référence à "Star Wars"), suspense quasi-absent et fin ultra-ultra-consensuelle et puante, le cinéaste nous prouve encore une fois que même avec de la matière pas si mauvaise que ça, bah y a rien à faire, il n'y arrive pas le père Turteltaub, véritable yes man aux ordres de Tonton Bruckheimer (ou alors il est vraiment nul mais dans ce cas là, le type aurait une certaine intégrité malgré son non-talent intersidéral). Sauvé par tout ce qui ne relève pas du réalisateur, "L'Apprenti Sorcier" est un assez bon divertissement visant un public très large et saura plaire à ceux qui ont envie de se défouler au cinoche.

 

 

6/10

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Publié dans Cinéma

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F
<br /> je suis allée le voir, et je suis d'accord avec toi, pour le 6/10, L'histoire ça va tiens la route, mais c'est trop du gnangnan à l'americaine qui m'a deplu.<br /> <br /> <br />
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