Wille and The Bandits
D'accord, la régularité ça n'a jamais été mon truc, vous m'excuserez, chers internautes, mais je reviens avec une jolie surprise pour me faire pardonner. Il s'agit de l'album New Breed de Wille and the Bandits, pas vraiment rock, pas vraiment folk, pas vraiment expérimental mais un peu tout ça à la fois. Et je m'engage comme envoyé spécial à Rock en Seine pour ceux qui n'ont pas la chance d'y aller. ça promet d'envoyer lourd,planant, retro et multe adjectifs...chaque chose en son temps.
Revenons à nos bandits(d'ailleurs si on regarde le barbu à gauche...). Il s'agit d'un trio anglais qui était de passage à rock en stock au Touquet ainsi qu'au Bar la Mauvaise Herbe à calais, qui nous reserve (parfois) de bonnes surprises.
Le décor est posé dès les premières notes: un groove nonchalant, marmonant, qui suit une ligne de basse pas trop mal foutue. Le décor, c'est une route déserte d'Australie ou on risque peut être de croiser le John Butler Trio entre 3 kangourous. New Breed commence à la guitare classique type flamenco, puis nous fait continuer tout peinard notre route, on ressent encore plus l'influence John Butler, tant dans le groove que dans la voix. Avec une basse beaucoup plus présente et sautillante. Puis vient le très bluesy Galloping Horses, qui nous fait sortir de notre vieille Cadillac et nous invite à faire une petite escapade à dos de cheval. On y croisera un solo très typique de Ben Harper ou Xavier Rudd, au bottleneck. La formule ne s'essoufle pas avec Jack The lad qui suit immédiatement, le meilleur riff de l'album je dirais... pas loin du Hard Rock, avec un chant plus nasillard tout en étant plus puissant. Si je devais aller chercher une influence plus prononcée dans cette chanson, je miserai sur Primus.
On attendait la ballade, la voila avec I can change. Un peu trop subjectivement peut être, je la trouve soporifique dans le mauvais sens du terme, c'est assez plat...ça se laisse cependant écouter, tant qu'on prete pas totalement attention.
Le Country girl qui suit ne ranime pas vraiment, la formule commence à s'essoufler un peu. On attend la suite...
ça manque peut être d'un harmonica pour un solo à la Led Zep qui conviendrait parfaitement.
Otherside ne reveille toujours pas mais elle a un tout autre interêt, plus "expérimental" la basse est trèèèès lente et ne varie presque pas, mais les bidouillages guitaristiques très 70's valent la peine.
Parfait pour une descente avec un beau soleil rouge en fond...
Les deux titres suivants, Time et Not on my own, sont de la même trempe que le début de l'album, mais n'apportent rien de plus.
Nous en sommes déjà aux trois derniers titres et je n'ai pas vraiment vu le temps passer... preuve de qualité des morceaux.
Money for nothing... ou un titre un peu plus roots que les autres, avec un refrain qui a le grand mérite de nous décrocher inconsciement un sourire et une envie de chanter en faisant du yaourt.
Enfin, The ligne de basse qui tue, The titre de l'album... nos bandits le savaient surement, ils l'ont gardé pour la fin. Anything you want to be a des arrangements magnifiques, sans en faire trop la guitare à pile le son qu'il faut. C'est une petite merveille, je vous laisse juger par vous même; la musique ça se lit pas, ça s'écoute après tout.
Once again est la deuxième ballade,beaucoup plus réussi que la première avec des choeurs jolis tout plein.
Un album dépaysant, du John Butler Trio plus nerveux avec un son plus gras.
7/10