Surfing the Void. The Klaxons.

Publié le par les tontons chroniqueurs

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        Il y a trois ans dans les festivals saisonniers déferlait une britih fluo wave nommée Klaxons(ou groupe pour épileptiques). On taxera même aux trois londondiens le mérite d'être les précurseurs d'un nouveau "courant musical" mêlant des influences pop, rock, electro perceptibles dans une joyeuse transe noisy psychédelique.Les journalistes ont appelé cette mouvance la "Nu-Rave" ça fait beaucoup d'adjectifs pour un album certes excitant mais éphemère: "Myths of the near future". Mais voilà, le fluo ça t'en met plein les yeux mais tes yeux se fatiguent assez vite. Myths of the near future fait subir le même traitement à nos oreilles: basse lourde, surproductions, clavier frénétique et choeurs samplés. Les Londoniens ont passé les survets fluos de leur jeunesse au pressoir et reviennent avec un album plus profond et plus noir (comme leurs nouvelles fringues): Surfing the void, la claque de fin 2010.

  A l'instar des Arctics Monkeys qui ont traversé l'Atlantique pour trouver un guru du nom de Josh Hommes, les Klaxons s'entourent du producteur de The Cure, Korn ou encore Sepultura: Ross Robinson. Plus sombre donc...mais aussi:

"Précisons que le groupe, pour composer les chansons qui explosent en mille gerbes psychédéliques sur Surfing the Void, s'est laissé embarquer dans une spirale hallucinogène à base de Ayahuasca, une liane utilisée par les chamanes en Amazonie, qui sert notamment au Brésil chez les accros à l'héroïne comme substitut psychothérapique. Interdite dans certains pays – dont la France –, elle n'est pas non plus considérée comme une drogue et permet donc à certains aventureux de s'essayer à un trip dont quelques-uns des nouveaux morceaux des Klaxons témoignent de la puissance"( les Inrocks).

 Et c'est le cas dès le morceau d'ouverture: Echoes (bon c'est pas encore du Pink Floyd): on perd pas de temps: ce morceau est une pointure pop psychédélique, aux superbes arrangements qui mérite plusieurs écoutes au casque; on est dans la fière continuité du dernier MGMT. Klaxons sufing the wave^^ (anecdotiquement la pochette du dernier MGTMT est un surfer).

Lui succède la spirale sonore transcendante: The Same Space. Moi qui aime les choses brutes, il faut bien avouer que les arrangements sont...je vous laisse écouter.

Surfing the void maintient la tension, comme si on s'était perdu quelque part dans un trou noir,propulsé par les deux premiers morceaux.

Le morceau suivant tend à nous ramener dans un endroit plus serein;la Valley of the Calm Tree...chose réussie à moitié: ce morceau aurait été bon si il ne succesait pas à deux compositions de cette trempe. (oui on sue...).

On continue notre "space trip" pour atterir sur la planète de l'amour: Venusia. Ce n'est évidément pas une simple chanson d'amour (la simplicité n'est définitivement pas la marque de fabrique des anglais) mais la chanson de l'album qui exprime le plus ce sentiment. Le plus étonnant, c'est qu'on ressent l'élégance britannique... au final ce morceau me fait beaucoup penser à MUSE, en moins maniéré. (je suis toujours clair...,?).

L'intro d' Extra Astronomical nous promet de nous repropulser très loin un tourbillon kaleidoscopique... mais la structure du morceau nous perd et oublie sa promesse que laisser présager son énorme intro.

Twin Flames, plus pop, relache un peu la tension, et arrive au bon moment, une bonne bouffée d'oxygène...

Il fallait en profiter car un  "Here comes the flashover" chaotique guette, morceau le plus bourrin del'album, l'overdrive de la basse exagéré. Morceau encore truffé de bonnes idées...

On est plus très loin du soleil avec "Future memories', morceau plein d'espoir sur un air nostalgique(oui ça jongle très habillement entre les deux), on a besoin de rescendre sur terre...

Notre voyage s'achève mais pas de répis pour l'atterrissage: Cyberspeed nous propulse à nouveau dans une tornade sonore, jusqu'à l'explosion du Big Bang...

 

 

On en ressort lessivé, mais avec l'impression d'avoir vécu quelque chose...

Album qui partagera, tout comme sa pochette dont je serai incapable de dire si elle est affreuse ou géniale.

Vivement conseillé aux curieux à la recherche de nouvelles sensations sonores, les puristes auront un peu plus de mal...

 

 

8,5/10

 

 

 

 

 

 


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Publié dans Musique

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