Prince of Persia : les sables du temps

Publié le par les tontons chroniqueurs

 

Date de sortie cinéma : 26 mai 2010

Réalisé par : Mike Newell

Avec : Jake Gyllenhaal, Gemma Arterton, Ben Kingsley, ...

Américain, 2h06

 

Un prince rebelle est contraint d'unir ses forces avec une mystérieuse princesse pour affronter ensemble les forces du mal et protéger une dague antique capable de libérer les Sables du temps, un don de dieu qui peut inverser le cours du temps et permettre à son possesseur de régner en maître absolu sur le monde.

 

 

Bruckheimer à la prod, Mike Newell à la réal (réalisateur d'un des épisodes les plus réussis de la saga du sorcier à la cicatrice, "Harry Potter et la Coupe de Feu") et un casting reluisant (Jake Gyllenhaal qui monte qui monte, Gemma Arterton qui rayonne de mille feux, Ben Kingsley qui confirme une carrière en demi-teinte mais riche en expériences diverses et Alfred Molina qui incarne un second couteau "décalé" sensé nous faire marrer), pas de doute, nous sommes bien en face d'un avatar désertique de "Pirates des Caraïbes". Inspiré d'un jeu vidéo (ce qui est rarement synonyme de qualité...), "Prince of Persia : les sables du temps" est un blockbuster, un vrai : budget colossal étalé sur la pellicule, scénario balisé et personnages caricaturaux, second degré faiblard mais inévitablement présent et bastons méga super biens foutus. La seule vraie question que l'on puisse se poser à la vue d'un tel film est la suivante : quoi de nouveau sous le soleil du blockbuster hollywoodien?

 

 

Bah pas grand chose et en même temps beaucoup de choses. Un film à gros budget prenant pour cadre l'Orient antique, on en a pas vu des masses. De plus, ce "Prince of Persia" en met plein la vue, dévoilant un univers colossal et resplendissant où le fantastique et l'épique se mèlent à merveille. Gyllenhaal et Arterton, bien que n'étant pas vraiment au top du top, forment un couple charismatique qui fonctionne plutôt bien devant les palais et les déserts de la Perse ancienne. La fausse bonne idée du réal est sans conteste cette volonté de filmer ses scènes d'action façon "Yamakasi". C'est énergique certes, mais ça devient vite énervant car on ne parvient plus à suivre les sauts et autres roulades du héros face à ses ennemis assassins. De plus, là où "Pirates des Caraïbes" apportait une réelle nouveauté en la personne de Johnny Depp, anti-héros totalement atypique pour ce genre de film, l'oeuvre de Newell se contente du duo prince/princesse électrique mais pas forcèment original. Si dans la forme, "Prince of Persia : les sables du temps" parvient sans conteste à se hisser parmi les plus "beaux" films de cette année, le scénario lui, accuse de grosses faiblesses...

 

 

Outre le fait que l'histoire manque profondèment d'originalité dans sa structure (on peut facilement prévoir toute la fin du film une fois que l'on a acquis deux, trois éléments du scénar), le film de Newell se permet quelques raccourcis et invraisemblances assez grossiers. Des scènes-clés sont bâclées en quelques secondes et le mystère que tente de faire planer le film est très mal soutenu par un manque de rythme et une mauvaise orchestration des évènements. Le film se cotnente d'en mettre plein la vue et heureusement que ses interprètes usent de leur charme et de leur talent car le risque de plonger dans l'oeuvre totalement creuse n'était pas loin. Cependant, la richesse visuelle du film et l'évasion garantie par un univers grandiose nous font rapidement oublier ses défauts...durant la projection du moins. Et puis Gemma Arterton en fout quand même plein la vue pendant plus de deux heures et pas besoin d'aborder le talent artistique sur ce point.

 

 

6/10

Publicité

Publié dans Cinéma

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article