Plastic Beach
La mode est aux super-groupes (Them Crooked Vultures; Dead Wheater...); Damon Albarn et son complice dessinateur Jamie Hewlett, eux, choisissent le super-album- sortie à ne pas rater début 2010. La mode est écolo, le dernier album s'appelle Plastic Beach...Pour ce très attendu et prometteur troisième album de Gorillaz, dont Damon Albarn ne cesse de répèter que c'est le plus réussi, l'homme à tout faire, nous propose un casting aussi dingue que touche à tout: Snoop Dog, Mos def, Little Dragon, Bobby womack et du côté des dinausaures du rock...Paul Simonon des Clash et...Lou Reed! Bruce Willis apparait même sur le stylé "Stylo", le premier single...Et pour renforcer le mythe,il s'est planqué au point Némo, le point de l'océan pacifique le plus éloigné des côtes. L'isolement fait parfois des merveilles ( On se souvient du Ok computer de Radiohead,enregistré dans un chateau isolé d'Ecosse et réputé hanté...)
Bref,Présenté avec si bel emballage et tout cette mythologie, la galette ne doit être à la hauteur de notre appétit. Surtout en tant que successeur de l'album éponyme et du parfait cocktail électro-hip-hop-Soul Demon Days en 2003. Damon Albarn (qui, entre temps, nous a pondu le très mélancolique mais léger The Good the Bad and the Queen, à écouter d'urgence, et a repris les petites affaires de Blur).
L'album s'annonce magistralement avec Orchestral intro; puis Snoop Doggy Dog pose son flot sur Welcome to the World of the Plastic Beach...qui déçoit un peu, le beat electro ne prend pas. Mais ne soyons pas trop expeditif...après plusieurs écoutes du titre, il devient vite ennuyeux au lieu de se reveler. White Flag aurait pu faire partie de la B.O de Slumdog Millionnaire: on pense beaucoup à M.I.A et particulièrement à Paperplanes. Les deux suivants, Rhinestone eye et Stylo sont de la même trempe: couplets hip hop et bon beat electo primitif supra efficace. En fait, stylo ressemble à Feel Good Inc, et c'est toujours aussi délicieux.
Après, ça se gâte un peu, Superfast Jellyfish, c'est la blague de l'album,... le refrain tombe comme un cheveu dans la soupe ou plutôt comme les Jonas Brothers dans le Rock...
Elle devient vite énervante...on sent la mauvaise période et la Dark side of Blur...
Empire Ants semble rescapée des années 80, le kitsh en moins et 30 ans d'expérimentations musicales en plus. Elle est sombre, acide, éveillée...enfin il faut l'écouter en marchand sous un ciel brumeux en pensant un un truc qu'on a regrette d'avoir fait.
La suite est plus épique,Glitter freeze et audacieuse, révolutionnaire, epileptique. Après Empire Ants, c'est exactement ce qu'il fallait.
Déjà la moitié de l'album et Damon Albarn semble nous avoir gardé le meilleur pour la fin: c'est à dire Lou Reed et nos acolytes des Clash.
Justement, arrive Some Kind of nature, très sympathique mais ça décolle pas...en fait ça nous ramollit...
On melancoly Hill, c'est une histoire d'amour qui se revelle, lorque les beaux jours s'achèvent, à écouter en y repensant avec une douce...mélancolie (trop fort ce Boubou). ça rappelle un la vague MGMT. Broken se veux déchirante mais à la suite de On melancoly hill, elle fait un peu tâche...
Plastic beach est rêveuse, mais elle vaut pour les arrangements.
sweepdake, , à la première écoute, ça a l'air indigeste,(en même temps c'est un peu moi qui ai du mal avec de genre de flot rappé à la limite du ragga), mais une fois l'oreille habituée, ça GROOVE à mort!
To Binge aurait pu fermer l'album: à la fois nostalique et légère, une nostalgie heureuse en quelque sorte, on a envie de prendre son vélo et de pédaler tranquillement vers l'horizon, le sourire aux lèvres
Pirate jet est peut être de trop, et n'apporte pas grand chose à l'album...
On sent qu'ils ont tenté de créer un album (le dernier de surcroit) culte, ambitieux. De très bonne idées mais le tout à tendance à s'éparpiller, aucun tube évident ( stylo?)
De loin l'album le plus hip-hop de Gorillaz, avec de superbes arrangements electro, à écouter plusieurs fois pour qu'il se revelle.
Comme une boite de chocolat, il faut avoir de la chance et tomber sur les bons.
7/10 (j'aurai mis 8 à un groupe inconnu mais un point de moins pour la petite deception).
C'est un peu dommage...
attention, ça reste du Gorillaz, donc ça se boit sans vomir...mais avec modération!
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